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Aînés en perte d'autonomie

Accueillir la décision d’un proche ayant choisi l’aide médicale à mourir

Apprendre qu’un proche a choisi de recourir à l’aide médicale à mourir peut susciter un tourbillon d’émotions difficiles à apprivoiser. Entre le désir de comprendre sa démarche et le poids de votre douleur, il est normal de se sentir déstabilisé. Voici quelques pistes de réflexion pour vous aider à accueillir vos émotions et à accompagner votre proche avec bienveillance.

Permettez‑vous de vivre des émotions difficiles

Apprendre qu’un proche a demandé l’aide médicale à mourir peut susciter une gamme d’émotions intenses et souvent contradictoires qui peuvent être difficiles à gérer.

Voici quelques exemples d‘émotions contradictoires que vous pourriez ressentir :

  • Vouloir être présent pour lui alors que la douleur rend difficile de rester auprès de lui.
  • Comprendre son besoin de paix, mais avoir du mal à accepter sa décision.
  • Ressentir un certain soulagement face à la fin de ses souffrances, tout en éprouvant de la culpabilité.
  • L’aimer profondément, mais ressentir malgré tout de la colère ou de la honte ou encore éprouver un sentiment d’abandon.

Vos émotions, même contradictoires, sont légitimes, et les identifier constitue une étape essentielle de votre cheminement. Permettez-vous de les ressentir pleinement, même si elles semblent accablantes ou déroutantes. Voici quelques conseils pour vous accompagner dans ce processus :

  • Lorsque l’émotion devient envahissante, prenez un moment pour vous recentrer : respirez, marchez ou écoutez de la musique apaisante.
  • Rappelez-vous qu’avec le temps vos émotions évolueront. Il est inutile de tout comprendre immédiatement. Accordez-vous le temps nécessaire pour avancer à votre rythme.
  • Mettez des mots sur ce que vous ressentez et partagez vos émotions avec des proches, des amis ou des professionnels pour alléger le poids de votre pensée.
  • Ne vous jugez pas trop sévèrement. Si vous ressentez du soulagement, considérez-le comme une forme d’empathie envers la souffrance de votre proche. Si vous éprouvez de la colère, tentez d’en comprendre la source : est-elle liée à la peur ou à un sentiment d’injustice ou d’impuissance ?

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L'acceptation, étape clé du lâcher-prise (Magazine Mieux-Être)

MISE EN GARDE

L’information présentée sur cette page ne constitue pas un avis ou un conseil juridique. Nous vous indiquons ce que dit la loi au Québec de manière générale. Pour obtenir un avis ou un conseil juridique concernant votre situation personnelle, consultez un professionnel du droit.